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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 23:04

Le Son du Silence

Par Ajahn Sumedho

Entretien à Amaravati, été 1994

Dans la vie quotidienne ordinaire, le silence est quelque chose qui n’intéresse personne.

On considère plus important de réfléchir, de créer, de faire des choses — autrement dit, de « remplir » le silence. En général nous écoutons un son, de la musique, des paroles mais pensons que dans le silence il n’y a rien à écouter. Quand personne ne sait quoi dire dans une réunion, les gens sont gênés, le silence met mal à l’aise.

Pourtant des concepts comme le silence et la vacuité nous montrent une direction à suivre, une chose à observer, car la vie moderne a fait éclater le silence et démolir l’espace. Nous avons créé une société dans laquelle nous sommes sans cesse actifs, nous ne savons pas nous reposer, nous détendre, ni même simplement être. Notre vie est bousculée, notre cerveau brillant s’ingénie à trouver des moyens de nous faciliter la vie et pourtant nous sommes toujours épuisés. Des gadgets sont censés nous faire gagner du temps, nous permettent de tout faire en appuyant simplement sur un bouton, les tâches ennuyeuses sont confiées à des robots et des machines — mais que faisons-nous du temps ainsi gagné ?

Il semble que nous ayons toujours besoin de faire quelque chose, de nous agiter, de remplir le silence de bruit et l’espace de formes. La société met l’accent sur le fait d’avoir une vraie personnalité, d’être quelqu’un capable de prouver sa valeur. C’est la course au plus fort, le cycle incessant qui nous stresse. Quand nous sommes jeunes et que nous avons beaucoup d’énergie, nous apprécions les plaisirs de la jeunesse comme la bonne santé, l’amour, l’aventure etc. Mais tout peut s’arrêter d’un jour à l’autre, du fait d’un accident ou si nous perdons un être particulièrement cher. Ce qui nous arrive alors peut faire que tous les plaisirs des sens, la bonne santé, la vigueur, la beauté, la personnalité, l’admiration des autres, ne nous procurent plus aucun plaisir. Nous pouvons aussi devenir amers parce que nous n’avons pas atteint le degré de plaisir et de succès que, selon nous, la vie aurait dû nous accorder. Alors il faudra sans cesse faire nos preuves, être « quelqu’un » et obéir à toutes les exigences de notre personnalité.

La personnalité est conditionnée par le mental. Nous ne sommes pas nés avec une personnalité. Pour devenir une personnalité nous avons dû réfléchir et nous concevoir comme étant quelqu’un. Quelqu’un de bon ou de mauvais ou un mélange de toutes sortes de choses. La personnalité est basée sur la mémoire, sur la capacité à se souvenir de notre histoire, d’avoir une opinion sur nous-mêmes — nous nous trouvons beau ou laid, aimable ou pas, intelligent ou idiot — et ce regard peut changer selon les situations. Par contre, en développant l’esprit contemplatif, nous pouvons voir au-delàde ces images. Nous faisons l’expérience de l’esprit originel, de la conscience avant qu’elle soit conditionnée par la perception.

Si nous essayons de penser à cet esprit originel, nous serons piégés par nos facultés analytiques. Il faudra donc observer et écouter plutôt qu’essayer de découvrir comment « s’éveiller ». Méditer pour s’éveiller ne fonctionne pas non plus, parce que, tant que nous essayons d’obtenir un résultat, nous créons un « moi » qui n’est pas éveillé à cet instant.

Nous nous percevons comme des êtres non éveillés — comme une personne à problèmes ou un cas désespéré. Parfois il nous semble que la pire des choses que l’on puisse penser de nous est parfaitement exacte. Il y a une forme de perversité à prétendre que l’honnêteté consiste à croire le pire de nous-mêmes ! Je ne porte pas de jugement sur la personnalité mais je suggère que vous essayiez de savoir ce qu’elle est réellement, de façon à ne pas fonctionner à partir d’une illusion créée par vous ni à partir des idées que vous vous faites sur votre propre compte. Pour ce faire, vous pouvez apprendre à vous asseoir sans bouger et à écouter le silence. Non que cela vous apportera l’Eveil, mais cette pratique va vous aider à aller à l’encontre de vos habitudes, à l’encontre de l’agitation du corps et des émotions qui vous animent d’ordinaire.

Donc vous écoutez le silence. Vous entendez ma voix, vous entendez les bruits extérieurs mais, derrière tout cela, il y a une sorte de son aigu, presque électronique.

C’est ce que j’appelle « le son du silence ». Je trouve que c’est un moyen très pratique de concentrer l’esprit parce que, quand on commence à y prêter attention – sans pour autant s’y att acher ou s’en glorifier – , on arrive à s’entendre penser. La pensée est une sorte de son, n’est-ce pas ? Quand on pense, on s’entend penser et quand je m’entends penser, c’est comme si j’entendais quelqu’un parler. Donc j’écoute les pensées et j’écoute le son du silence.

Mais quand j’entends le silence, je constate qu’il n’y a plus de pensées. Il y a un calme et je prends note, consciemment, de ce calme. Cela me permet de reconnaître la vacuité.

La vacuité n’est pas s’enfermer ou nier quoi que ce soit, c’est un lâcher prise des tendances habituelles à l’activité incessante et à la pensée compulsive.

En fait, vous pouvez complètement arrêter le mouvement de vos habitudes et de vos désirs en écoutant ce son. Dans cette écoute il y a l’attention. Il n’est pas nécessaire de fermer les yeux, de se boucher les oreilles ni de demander à quelqu’un de quitter la pièce. Il n’est pas nécessaire de pratiquer cela dans un endroit particulier, cela fonctionne où que vous soyez. C’est très pratique au quotidien, dans un groupe ou en famille, quand la vie risque de devenir une routine. Dans ces situations, nous avons l’habitude les uns des autres et nous fonctionnons au travers de nos préjugés et d’images dont nous ne sommes même pas conscients. Or voilà que le silence de l’esprit permet à tous ces conditionnements d’être vus pour ce qu’ils sont. Quand on sait que tous les phénomènes qui apparaissent disparaissent, on voit que toutes les idées et les images que nous avons de nous-mêmes et des autres sont conditionnées par le mental (l’habitude, le temps, la mémoire) et que nous ne sommes pas vraiment cela. Ce que vous croyez être n’est pas ce que vous êtes.

Vous allez demander : « Que suis-je alors ? » mais est-il nécessaire de savoir ce que nous sommes ? Il est suffisant de savoir ce que nous ne sommes pas. Le problème vient de ce que nous croyons être toutes sortes de choses que nous ne sommes pas et c’est cela qui nous fait souffrir. Nous ne souffrons pas d’anatta, de n’être rien, nous souffrons d’être tout le temps quelqu’un. C’est là qu’est la souffrance. Alors quand nous ne sommes pas quelqu’un, ce n’est pas une souffrance, c’est un soulagement, c’est comme poser une lourde carapace d’images de soi et de peur du regard des autres.

Tous ces fardeaux liés au sentiment d’avoir un « moi », nous pouvons les abandonner.

Nous les lâchons, tout simplement. Quel soulagement de n’être personne ! De ne plus nous voir comme quelqu’un qui a toutes sortes de problèmes et qui devrait pratiquer davantage la méditation pour s’en sortir ou qui devrait venir plus souvent à Amaravati ou qui devrait se libérer mais qui n’y arrive pas ! Tout cela est le produit de la pensée, n’est-ce pas ? C’est fabriquer toutes sortes d’idées sur soi, c’est l’esprit critique qui dit sans cesse que l’on n’est pas assez bon ou que l’on doit s’améliorer.

Donc vous pouvez prêter l’oreille ; cett e écoute est disponible à tout moment. Peut-être que, au début, il est bon de faire des retraites de méditation ou de vous mettre dans des situations où vous serez rappelé à l’ordre, où vous serez soutenu, où un enseignant vous encouragera à persévérer — parce qu’il est facile de retomber dans les vieilles habitudes, en particulier les habitudes mentales très subtiles — et le son du silence n’a pas l’air si extraordinaire que cela en comparaison. Pourtant, même en écoutant de la musique vous pouvez entendre ce silence. Il ne gâche pas la musique, il la met en perspective. A partir de là, vous ne vous laisserez pas emporter par elle ni piéger par les sons. Vous pourrez apprécier et le son et le silence.

La Voie du Milieu dont parle le Bouddha n’est pas l’annihilation extrême. On ne dit pas : « Le silence, la vacuité, le non-soi, voilà ce que nous devons atteindre. Nous devons nous libérer de tout désir, de notre personnalité. Tous les sens sont une agression au silence. Nous devons détruire toutes les conditions, la musique, les formes. Il ne devrait pas y avoir de formes dans cette pièce, que des murs blancs. » Il ne s’agit pas de voir le monde des formes comme une menace, comme une attaque contre la vacuité. Il ne s’agit pas de prendre position pour le conditionné ou le non-conditionné mais plutôt d’être conscient de leur lien – et cela requiert une pratique continue.

C’est là que l’attention, la présence sont nécessaires. Etant donné notre état sur cette planète Terre, liés comme nous le sommes à un corps humain, notre conditionnement est très lourd. Tout au long de notre vie, nous devrons vivre prisonniers des limites, des problèmes et des difficultés de notre corps. Sans compter les émotions ! Nous ressentons tout et nous en gardons le souvenir. Nous serons livrés aux sensations de plaisir et de douleur toute notre vie. Mais nous pouvons voir ces choses-là d’une certaine manière, celle que le Bouddha nous a montrée : comprendre les choses telles qu’elles sont réellement, leur permettre d’être ce qu’elles sont — cause de souffrance mais transitoires et sans nature propre — plutôt qu’y accorder un intérêt qui les déformera et causera encore plus de souffrance.

Par ignorance nous pouvons créer toujours plus de fausses images à partir des choses de la vie, de notre propre corps, de nos souvenirs, de notre langage, de nos perceptions, de nos opinions, de notre culture, de nos conventions religieuses — de sorte que tout devient compliqué, difficile et dualiste. Cette aliénation que ressent le monde moderne provient d’une obsession pour notre petit « moi » : nous nous sentons terriblement importants. On nous a appris que nous étions le centre du monde, de sorte que nous nous permettons de nous gonfler de notre propre importance. Même si nous pensons être un cas désespéré, nous donnons à cette pensée une énorme importance.

Nous pouvons passer des années à rencontrer des psychiatres, à discuter des causes de notre nullité, parce que c’est très important pour nous — et, dans un sens, c’est normal puisque nous devons passer toute une vie avec nous-mêmes ; nous pouvons éviter les autres mais nous sommes liés à nous-mêmes.

Le concept d’anatta ou non-soi est souvent mal interprété. Certains y voient un déni du soi, quelque chose de mauvais en eux dont ils devraient se défaire. Mais anatta ne fonctionne pas ainsi. Anatta ou le non-soi est une suggestion faite à l’esprit, c’est un outil qui permet de réfléchir à ce que nous sommes réellement. Et puis, après un certain temps, il n’est plus nécessaire de se voir comme étant quoi que ce soit. Si nous allons au bout de ce raisonnement, le corps, les émotions, les souvenirs, tout ce qui semble être inexorablement « nous » ou « nôtre », peut être considéré en termes de phénomènes qui ont pour caractéristique constante de se produire, de durer un certain temps et puis de disparaître. Quand nous sommes pleinement conscients du fait que tous les phénomènes finissent par cesser, cela nous paraît plus réel que les conditions éphémères que nous avons tendance à saisir ou qui nous obsèdent. Il faut un certain temps pour dépasser l’obstacle de l’obsession de soi mais c’est faisable. Il faut un peu de temps du fait des tendances habituelles, c’est tout.

Certains psychologues et psychiatres ont dit que nous avions besoin d’un « moi ». Il est intéressant de voir que le « moi » n’est pas quelque chose que nous devrions éliminer mais quelque chose qui doit simplement être remis à sa juste place. De plus, il doit se fonder sur ce qui est bon et bien dans notre vie, c’est-à-dire qu’il faut cesser de fabriquer une image de soi pleine de défauts et de tendances négatives.

Il est tellement facile de se percevoir de manière critique, surtout quand on se compare à d’autres ou à des images ou à de grands personnages de l’histoire. Mais quand on se compare toujours à un idéal, on ne peut qu’être critique envers soi-même parce que la vie est ainsi. La vie est une rivière qui coule, elle est changement. Parfois on est fatigué, parfois on est envahi de problèmes émotionnels, de colère, de jalousie, de peur, de toutes sortes de désirs, de toutes sortes de choses étranges dont on n’est même pas complètement conscient. Mais cela fait partie du processus. Nous devons apprendre à reconnaître ces phénomènes quand ils se présentent, à en observer la nature : sont-ils bons ou mauvais, parfaits ou imparfaits ? De toutes façons, ils sont transitoires, autrement dit ils disparaîtront comme ils sont apparus. Ainsi nous continuons à apprendre et nous développons une force intérieure en dénouant les fils de notre conditionnement karmique. Il est possible que la vie n’ait pas été tendre avec nous, que nous ayons des problèmes physiques, des problèmes de santé, des problèmes émotionnels. Mais en termes de Dhamma, ce ne sont pas des obstacles parce que, très souvent, ce sont précisément ces difficultés qui nous poussent à nous éveiller à la réalité de la vie. Il y a quelque chose en nous qui sait très bien qu’essayer de tout arranger, de tout rendre beau et bien, de rendre notre vie agréable, n’est pas la solution. Nous comprenons que la vie ne peut être maîtrisée ou manipulée pour nous fournir ce qu’il y a de mieux, qu’elle est beaucoup plus vaste que cela.

Donc, pour nous aider à laisser tomber ce sentiment d’être quelqu’un, avec toutes les images qui s’y attachent, il y a cett e perception d’un silence sousjacent.

Nous pouvons être dans un silence où tout fait qu’un. C’est comme l’espace dans cette pièce.

C’est le même pour nous tous, n’est-ce pas ? Je ne peux pas dire que cet espace m’appartient. L’espace est ainsi, c’est en lui que les formes apparaissent et disparaissent mais c’est aussi quelque chose que nous pouvons voir e contempler. Ensuite, que se passe-t-il ? Plus nous développons cett e conscience de l’espace, plus nous ressentons une immensité s’ouvrir parce que l’espace n’a ni commencement ni fin. Nous pouvons construire des pièces et regarder l’espace qui les habite mais nous savons aussi que l’immeuble tout entier est dans l’espace. Ainsi l’espace est comme l’infini, il n’a pas de frontières. Cependant, dans les limites de notre conscience visuelle, il y a des frontières qui nous permett ent de voir l’espace d’une pièce parce que l’espace infini serait trop pour nous. Cet espace nous suffit pour pouvoir observer la relation entre les formes et l’espace. Le « son du silence » agit de la même manière avec vos pensées : il vous permet d’en percevoir la nature.

Je me suis exercé à avoir des pensées neutres, comme « je suis un être humain », qui ne réveillent aucune réaction émotionnelle. En m’écoutant penser cela, je m’efforce d’entendre la pensée en tant que pensée et le silence qui l’entoure. Ainsi j’observe la relation entre la faculté de penser et le silence naturel de l’esprit et, ce faisant, je stabilise mon attention, cette capacité de tout être humain à être témoin, à être à l’écoute, à être en éveil. C’est plus difficile sur le plan émotionnel quand on n’a encore pas mis fin au désir de posséder, de ressentir ou encore de tout abandonner.

C’est alors qu’il faut écouter vos réactions émotionnelles. Commencez par observer ce qui se passe quand le silence est présent. Cela peut être de la négativité :

« Je me demande ce que je fais ici » ou « Je perds mon temps ». Il vous arrivera de douter, au cours de cette pratique, mais écoutez bien ces émotions : ce ne sont que des réactions habituelles de votre mental. En le reconnaissant et en l’acceptant, vous verrez qu’elles s’arrêtent. Les réactions émotionnelles s’évanouiront de plus en plus et vous saurez en toute certitude que vous êtes « cela » qui est conscient.

A ce moment-là vous pouvez asseoir les bases de votre vie sur l’intention de faire du bien et de vous abstenir de faire du mal. Paradoxalement, nous avons besoin de cette estime de nous-mêmes. La méditation, ce n’est pas l’idée que, si nous sommes attentifs nous pouvons faire tout ce que nous voulons. Il y a aussi un élément de respect des conditions : on respecte son corps, son humanité, son intelligence et ses capacités. Il ne s’agit pas de s’y identifier ou d’y être att aché mais la méditation permet de reconnaître ce qui est à notre disposition : c’est ainsi, les conditions sont comme cela. Il faut même respecter nos incapacités.

Avoir du respect pour soi, c’est-à-dire pour les conditions qui nous accompagnent dans cette vie, signifie les respecter quelles qu’elles soient, développées ou atrophiées. Il ne s’agit pas de les aimer mais de les accepter et d’apprendre à travailler à partir de ces bases, aussi limitantes soient elles.

L’esprit en éveil ne cherche donc pas à avoir le meilleur de la vie. Il ne tient pas à avoir la meilleure santé, les meilleures conditions, le meilleur de tout pour y parvenir, parce que cela ne ferait que renforcer un sentiment d’être « quelqu’un qui ne peut fonctionner qu’en ayant le meilleur de tout ». Quand on commence à comprendre que nos faiblesses, nos défauts et toutes ces particularités que nous avons ne sont pas des empêchements, nous percevons les choses correctement. Nous pouvons les respecter et accepter de les utiliser pour aller au-delà de notre att achement à eux. Si nous pratiquons ainsi nous sommes libres de toute identifi cation, de tout attachement à nos images de nous-mêmes. C’est la chose merveilleuse que nous pouvons faire en tant qu’êtres humains : utiliser l’ensemble des moyens que nous a accordés la vie — et c’est un processus qui ne s’arrête jamais.

Traduit par Jeanne Schut

Ajahn Sumedho

Par La Femme Socialiste
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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 23:03

Journaux étrangers...
Par agathe76 le 18/04/2010
Un de nos amis a fait il y a qq jj un tour des journaux étrangers. Je me permets d'ajouter ce qui suit...qq extraits, dont un assez long mais très intéressant.

Selon Rue89.com Nicolas Sarkozy ( cf le New York Herald Tribune) commence à agacer outre atlantique. Je cite « il dit que les Etats-Unis ont accepté tout un lot de négociations sur des régulations, mais en réalité, il est arrivé les mains vides et rien de tout cela n’a été abordé » …Le Washington Post explique « chacun à la table essayait de trouver un terrain d’entente, et Sarkozy était là à essayer de réécrire le monde selon Sarkozy. Cela ne faisait rien avancer .. C’était Sarkozy dans le rôle de Sarkozy, attaché à des grandes déclarations et à trouver une place dans l’Histoire, ouvrant la bouche avant que les diplomates n’aient réfléchi. »

L’Express du 6 janvier 2009 annonce que NS commence à irriter au Moyen Orient (extraits de journaux étrangers que je ne donne pas) par son déploiement d’énergie et son discours au nom de l’Europe. Il a prononcé 15 fois le mot Europe ( alors qu’il n’était plus président) et 2 fois le mot France. « Nous, l’Europe avons des responsabilités.. l’Europe veut la paix etc… »

Paru dans Libération du 02/04/2009 : selon un rapport d’Amnesty international, nombre de dérives policières sont classées sans suite. Le commissaire européen aux droits de l’homme avait dénoncé antérieurement l’état catastrophique de nos prisons ( saturées pour la plupart) et la brutalité de la police lors des arrestations et des interrogatoires.
Selon la télévision suisse romande, NS est le vampire des médias. Selon le secrétaire général de reporters sans frontières, la France détient en Europe le triste record du nombre de perquisitions dans les rédactions et du nombre de journalistes mis en examen ou placés en garde à vue.(idem TV suisse romande)
Selon le Frankfurter Zeitung, le PDG d’EDF, Pierre Gadonneix, et la PDG d’Areva, Anne Lauvergeon, commencent à énerver Nicolas Sarkozy…Il souhaiterait placer des hommes à lui à la tête de ces deux entreprises.…..(c’est fait pour EDF !)…La PDG d’Areva, l’une des femmes les plus puissantes du monde, pose problème, pas assez souple !...
Sur Huffington post (ne paraît que sur internet)Hortefeux : « one of them is all right. It is when they are a lot that it causes problem.”!!!
Le gouvernement bulgare avoue que les infirmières ont été libérées avec versement d’une rançon à Kadhafi.10 Millions d’euros par personne !..
Paru dans le Matin ( journal suisse) du 20/09/2009 et relayé par le Canard enchainé, le 20 février 2007, Eric Woerth accompagné de Patrick Devedjan, se sont rendus en Suisse pour recevoir des fonds (suisses) afin d’alimenter le trésor de campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. L’auteur ajoute que M. Sarkozy, avocat d’affaires, s’est rendu plusieurs en Suisse pour permettre à des clients d’échapper au fisc.
Paru dans Newsweek du 05/10/2009..Titre : NS et le complexe Obama. Je résume, mais je reprends tous les termes principaux.…Sarkozy veut être le chef. Sarkozy veut agir.L’article souligne son énorme ambition et son égo démesuré. Les relations entre les deux chefs sont loin d’être au beau fixe, voire de fonctionner de façon efficace.On se demande parfois si Obama remarque son homologue hyperagité…Sarkozy, l’homme des claques dans le dos aime appeler Obama, son pote, sans que cette faveur ait jamais été suivie de retour. Le journaliste dit sa stupéfaction d’entendre toujours Sarkozy employer le « je » alors qu’Obama dit toujours « nous »..
D’après le journal de la Réunion la petite escapade de notre président à Mayotte et à la Réunion, a coûté la bagatelle d’1,6 Million d’euros !..
Aucun journal américain ( Huffington post, Washington post, Los Angeles times, New york times etc…)n’a parlé du voyage de N.Sarkozy aux Etats-Unis et de son dîner en privé avec le président et son épouse.
Je cite quelques extraits du rapport annuel du département d’état américain (paru sur Médiapart du 16/03/…)Celui-ci tire à boulets rouges sur le pays des droits de l’homme ( donc nous !). Je cite : « Prisons surpeuplées et délabrées, conditions d’hygiène insupportables, longues périodes de détention avant le procès, lenteur excessive des procédures d’enquêtes et de jugements, restrictions au port de vêtements religieux dans les institutions publiques –ils n’ont pas au USA notre concept de la laïcité-, discriminations contre les musulmans, hostilité sociale contre les immigrants et les tziganes, y compris les gens du voyage, violence sociale contre les femmes ( viols, violences domestiques, mutilations sexuelles, mariage d’enfants)maltraitance des enfants… discrimination à l’embauche de candidats issus du Mahgreb ou de l’Afrique subsaharienne…honte pour la nation »..
Le rapport s’étonne de la nomination par le président des responsables de l’audiovisuel…( ce qui n’a lieu dans aucun pays du monde hormis les dictatures !!!) critiques des pratiques gouvernementales liées aux expulsions, « parfois vers des pays déchirés par la guerre… »
Certes on peut arguer que les USA devraient aussi balayer devant leur porte.
La cerise sur le gâteau est donnée par une traduction dans Courrier international du début 2009 d’un article paru sur Der Siegel,(journal très lu!) signé du journaliste Ullrich Fichtner. Il commence son article en disant que NS est une calamité pour le peuple français. J’en cite donc les principaux passages :
« La question de savoir s’il arrive à NS de dormir s’est une nouvelle fois posée ces dernières semaines pendant lesquelles le président français s’est attelé à sauver la planète.On l’a vu sur toutes les chaînes de télévision, à la une de tous les journaux… » avec tous les chefs d’état européens.. « il s’est assis à la table de toutes les réunions, avec le plus grand sérieux, est apparu l’air parfaitement réveillé,… s’est exprimé devant le parlement européen et devant l’ONU, parlant toujours d’une voix claire et forte, proposant des plans pour en finir avec la crise économique et financière mondiale, des idées et des mesures pour relancer le système…même ceux qui prêtent une attention distraite aux faits et gestes de NS peuvent arriver à la conclusion suivante : voilà un homme d’action, un des dirigeants politiques des plus énergiques de notre époque… »… et pourtant « avec sa politique intérieure présentée avec force roulements de tambours…dont le but est de rassurer la population… cela ne convainc que peu d’économistes…La France était à l’aube d’une crise majeure bien avant cette crise…la politique et l’économie ont couru après des réformes manquées.. le déficit du commerce extérieur et la dette publique atteignent des sommets » et NS ne fait rien…
« Avec sa démocratie, c’est Montesquieu qu’il assassine..Alors que le « téléprésident », « l’omniprésident », « l’hyperprésident » n’a cessé de promettre des lendemains qui chantent depuis son entrée en fonctions, en mai 2007, la société française s’est scindée en deux camps ennemis. Si l’on croit les sondages, une petite moitié des français est satisfaite du président (j'ajoute, c’était il y a un an depuis, c’est passé à 30% !)tandis que l’autre moitié pense qu’il est une catastrophe pour le pays. Les seconds ont des arguments, sans doute les meilleurs. Contrairement à l’ Allemagne, dont la démocratie est fondée sur le consensus, la France est encline à la confrontation, et c’est Sarkozy, lui-même qui a fait sortir le mauvais génie de la bouteille en faisant de la rupture l’objectif premier de son action.
Ce qui était perçu comme libérateur pendant la campagne devient de plus en plus oppressant.Car le président ne met pas seulement un terme aux pires traditions françaises, mais aussi aux meilleures. Toujours en invoquant les valeurs suprêmes, les beaux idéaux, les meilleures intentions, il triture le corps vieilli de la démocratie et commence à inciser dangereusement près des organes vitaux. Des fondamentaux sont aujourd’hui en péril, tels que la séparation des pouvoirs, la liberté de la presse, la protection des minorités. C’est Montesquieu qui se trouve remis en question, lui qui écrivait il y a 250 ans que la vertu était le fondement de toute démocratie. Sans vertu, écrivait-il, l’Etat devient « la proie » du pouvoir !..(j’ajoute, NS ne doit pas savoir ce qu’est la séparation des pouvoirs !) … »
Suivent toute un série d’exemples… que chacun peut connaître…(police, justice, médias !)
L’article fait ensuite allusion aux prisons françaises et à la politique judiciaire jugées selon Human Rights Watch et le commissaire européen aux droits de l’homme « inhumaines, inacceptables »… Procédés d’arrestation brutaux ainsi que les méthodes d’interrogatoires. « tout à fait inquiétant »…
« Après les années de plomb sous J.Chirac- qui furent avec le recul, des années immobiles, mais douillettes- un nouveau style politique a fait une apparition fracassante avec NS. Un style qui porte préjudice à la grande culture démocratique française. Le discours politique se radicalise, comme si Sarkozy et ses camarades, avaient été à l’école de George W Bush. Leur crédo est le suivant : ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous. L’axe du mal version Sarkozy se compose des syndicats, des journalistes, des juristes, des étudiants, des enseignants,des scientifiques, des immigrés etc…qui risquent dans le pire des cas d’avoir un aperçu musclé du nouvel esprit en vigueur dans les salles d’audience et les commissariats. La réforme des institutions qui vient d’être adoptée ne peut que renforcer cette inquiétude. »..La constitution a renforcé « le rôle déjà considérable du président et réduit le pouvoir du gouvernement….le cabinet privé de l’Elysée fait penser aux Versailles des rois de France…Sarkozy peut désormais se rendre seul aux conférences des chefs d’état et de gouvernement..ses ministres ne sont que depuis le début ses chefs de rayons… »
« Enivré par le pouvoir Sarkozy se sent des compétences sur tout.Il prononce des discours sur la psychiatrie, la maladie d’Alzheimer, l’industrie automobile ,l’éolien, le logement, l’urbanisme, la croissance durable, la misère, l’Afrique, le Tibet, le Québec, le rugby…et quand il n’a plus rien à dire, il propose d’inscrire la gastronomie française au patrimoine de l’humanité.. Ses projets et ses discours sont rarement ce que l’on pourrait attendre d’un véritable homme d’état. Eternel candidat, toujours en campagne, il est toujours à l’affût du prochaine conflit. En ces temps troublés, il manque au système politique français une figure apaisante et un cadre de référence fiable. Si Sarkozy était au moins l’homme d’action pour lequel il se fait passer, le champion de l’intérêt général, on pourrait minorer ce type de projets…. Mais depuis son arrivée au pouvoir, il semble avoir oublié ce qu’il avait promis aux plus défavorisés, alors qu’il a tenu scrupuleusement tous les engagements qu’il a pris auprès des privilégiés…. Sarkozy a abandonné le principe d’égalité de traitement des citoyens.Il n’est plus le président de tous les français mais un chef de clan parvenu à la fonction suprême… les socialistes, seuls capables de mettre sur pied une alternative pour 2012, sont passés tout près de la dissolution. Incapables de régler leurs querelles internes, terrorisés par les ambitions de leurs éléphants, jeunes ou vieux, le parti ne fait plus, pour l’heure partie des options. »
« Sarkozy et son clan n’ont pas de quoi jubiler. En effet, chaque fois que des situations conflictuelles de ce type sont apparues, que la machine politique s’est grippée, le peuple français s’est toujours manifesté. » Il ajoute que rien ( malgré toutes les promesses !)n’a été fait dans les banlieues et ce peut être un grand danger. « la grogne monte, impalpable »…
« Les forces de désintégration déchirent la France plus que tout autre pays, car la société française est un mélange bigarré d’ethnies, de religions et de citoyens à la pensée libertaire rafraîchissante, mais le ciment qui maintenait le tout s’effrite. …Sarkozy n’a rien fait pour ralentir,…un processus commencé avant lui.. l’atténuer ou créer du lien. Au contraire, en divisant pour régner, il sape un peu plus la cohésion sociale. Et l’évolution actuelle démontre d’une façon exemplaire que la démocratie et l’Etat de droit ne vont pas de soi et doivent être reconquis chaque jour, entretenus et parés de sens, de volonté et de vertu. L’Allemagne l’a appris de façon plus amère que tout autre pays. La France, qui s’est souvent trouvée du bon côté de l’Histoire, doit aujourd’hui prendre garde de ne pas l’oublier »..
Bonne fin de WE...

Par La Femme Socialiste - Publié dans : Désirs d'avenir
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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 23:01
Parce que c'est une candidate populaire, dans le bon sens du terme, aimée par le peuple d'en bas, par la classe ouvrière, la classe moyenne, les immigrés, par les jeunes... En province, d'où je suis, elle est "La" candidate. Elle est celle qui revient le plus à la bouche des gens. Elle est la première à s'afficher dans la conscience collective, alors que d'autres noms ou visages, n'arrivent que loin derrière avec beaucoup d'approximation. Quand on a une campagne présidentielle dans les jambes, ça laisse toujours un impact fort chez les gens. Beaucoup croient encore en elle, et en ce qu'elle a voulu faire de la France, car oui, beaucoup de Français ont vu chez Ségolène Royal, une politique différente, innovante, plus proche d'eux, plus à l'écoute de leurs problèmes, plus juste, plus rigoureuse, plus lucide et plus courageuse que les autres auparavant. Beaucoup espèrent, croient, pensent, qu'elle est tout à fait capable de finir ce qu'elle a commencé en 2006. Et ça je ne le tiens pas de journaux qui eux mêmes le détiennent de pseudos instituts de sondage, non, je le tiens, de gens, de parfaits inconnus, attraper au fil de rencontres, de conversations, de débats, de témoignages parfois lointains, à l'étranger, qui attendent tellement mieux. Ils attendent une représentation de leur pays qui les rendent fiers, qui ne donne pas un sentiment de honte à l'évocation de cette représentation.
Nous ne laisserons plus filer les torsions d'infos, les raffistolages de vidéos, les montages de photos et de propos, les diffamations, les insultes, le dédain, la fraude, l'injustice, les quolibets, nous les reprendons une par une, nous leurs torderons le cou, nous nous érigerons, nous lutterons, nous combatterons, nous proposerons, nous analyserons, nous argumenterons, nous imaginerons, car nous espérons, nous voulons, nous croyons, nous travaillons, et nous gagnerons.
Par La Femme Socialiste
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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 23:00

Si la senora Bachelet, gracias por toda tu eleccion ha sido representada en el mundo. Pero tambien para el surgimiento de las mujeres en el poder, en este despiadado mundo de la politica. Usted ha demostrado al mundo que una mujer machista era tan capaz de liderar un gran pais. Y ella podria hacerlo mejor que algunos hombres. En Francia, podriamos ... Afficher davantagetener una mujer de su calibre, en la persona de Ségolène Royal, a quien conocio durante su eleccion. Pero Francia es un pais machista y conservador de edad, y los peores insultos que han arruinado esta maravillosa ocasion que se nos presenta. Todavia estamos sumidos en un mundo politico-los medios de comunicacion que ha mantenido sus manos en el publico. Pero los franceses estan abriendo los ojos ante el engano de que es Nicolas Sarkozy. Necesitamos, nosotros los franceses, el ejemplo de Chile para hacer finalmente emerge Ségolène Royal a la presidencia de la republica. Mostrar los franceses de que una mujer es igualmente capaz como un hombre a la cabeza de un estado. Ségolène intentos desde 2006 para inventar una nueva forma de hacer politica, participacion de los ciudadamos la ecologia, el socialismo voluntario y una economia fuerte al servicio del hombre. Francia y los franceses necesitar la ayuda que usted puede dar a la senora Ségolène Royal, las puertas del pais para que los derechos del hombre y la mujer. Ven en su pagina de Facebook, y dejar un mensaje, con la aprobacion, para que esta mujer excepcional para que usted y la senora Bachelet que Francia necesita. Viva las mujeres en la politica! Viva Michelle Bachelet! Gracias. (Lo siento por mi espanol en bruto)

Par La Femme Socialiste
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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 22:58
Par La Femme Socialiste
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